Resume Objectif Cet article vise a approfondir notre comprehension de l’attitude humoristique a travers le prisme de l’humoriste lorsque celui-ci se prend pour objet. Methode En prenant appui sur le… Click to show full abstract
Resume Objectif Cet article vise a approfondir notre comprehension de l’attitude humoristique a travers le prisme de l’humoriste lorsque celui-ci se prend pour objet. Methode En prenant appui sur le texte intitule l’Humour (1927), nous commencerons par discuter le probleme de l’etrange surmoi qui apparait, sous la plume de Freud, particulierement conciliant et rassurant. Nous proposerons alors de resoudre ce paradoxe en replacant le Moi au centre du processus. Cette variation sera l’occasion, au travers d’un exemple personnel, de cerner de quelle maniere le Moi en vient a se considerer lui-meme comme objet d’une perception humoristique. Resultat Il apparait que la capacite a rire de soi depend davantage de l’habilite du Moi a faire avec l’agression surmoique que de la qualite du Surmoi en lui-meme. Face a une injonction surmoique siderante, le Moi consent a la cassure. Cependant, en faisant exister conjointement deux etats differents, il devient capable d’en percevoir l’eventuelle difference comique. Ce mecanisme psychique fait ainsi de l’humour un des rares outils susceptibles de nous faire entendre une realite derangeante tout en permettant au Moi un gain narcissique. Discussion De maniere plus generale, il apparait que l’humour est un moyen particulierement approprie d’harmoniser un bref instant les revendications, non seulement du Moi et du Surmoi, mais egalement du Ca et de la realite exterieure. Conclusion En accord avec la conception freudienne, la capacite a se considerer soi-meme avec humour pourrait bien etre un des moyens les plus elabores de permettre une maturation psychique importante sans pour autant negliger les aspects douloureux de la realite exterieure.
               
Click one of the above tabs to view related content.